

Fort Liedot, 2010.
"La cabane de Franck, ou, quand les hommes font des châteaux"
Bois, colle.
Photographies
Julien Beinat
Camille Masson
Choun Vilayleck
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Fort Liedot 2010
2 céramiques de la série des temples. 2009
Photographies Choun Vilayleck
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| JB |
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Musée Napoléon, 2010
"Corsair"
céramique, bronze, caisse bois
Photographies
Choun Vilayleck
Jean François
Hiver, été 2010, fort Liédot.
Il est des saisons où rencontrer des paysages, des lieux, des congénères
humains différents a plus de sens.
C'était donc la bonne saison.
Construire avec quelques restes de tempête une architecture, un édifice
dans l'édifice. Que celui-ci s'offre frontal, qu'il soit grand. Que
le dialogue avec le fort Liédot soit tenable.
Ne pas s'inquiéter de la durée, ne pas s'obliger à faire
du durable. Juste passer, respirer, se remplir de cette architecture militaire,
choisir sa place... au fond à droite, là où il y a un
escalier. Pouvoir voir cet objet de haut, multiplier les angles de vues.
Réunir ce qui n'est que du déchet, l'organiser presque comme
un peintre, mettre de l'harmonie dans les couleurs et les volumes. Construire
avec une scie et de la colle, rien que du fragile qui tient.
Un palais, une ville, un château un peu féerique, mais dynamique, énergique,
presque en mouvement. Il sort du mur, de cette petite voûte, il en
est presque expulsé.
Printemps été 2010,
musée Napoléon.
Fin de carrière de dictateur, sur une île en attente d'Amérique,
Napoléon est là. Cela ne sera que le royaume anglais de Sainte-Hélène,
le final d'un monde. Se jouer de ce transit forcé, le regarder avec nos
actualités.
Attendre son avion avec un baluchon, n'être qu'un sans-papiers, qu'un autre.
Etre devant le transport, et ne plus avoir le choix,
un « partir » anachronique
dans ce musée et cette salle qui raconte un exil triste et
mortifère.
N'être plus qu'un petit homme de bronze, ridicule, expulsé.